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Taxe sur les eaux usées en hausse de 47% : il est urgent de pré-traiter

Actualités - Région wallonne - 23/02/2026
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La taxe sur les Unités de Charge Polluante (UCP) a augmenté de 47% en passant de 17,32 euros à 25,48 euros en janvier 2026 en Région wallonne. Et la fête est loin d'être finie...
Cela faisait un bon bout de temps que les exploitations primaires, secondaires ou même tertiaires soumises au régime de la fameuse taxe sur les Unités de Charge Polluante (UCP) rejetaient leurs eaux usées à (trop) bon compte.
Avec l'instauration du principe de coût vérité, déjà appliqué au particulier, il est bien vite apparu que les établissements assujettis à la taxe sur le déversement des eaux usées industrielles auraient à subir tôt ou tard un rattrapage.
C'est chose faite depuis le 1 janvier 2026 avec une adoption en séance plénière qui s'est tenue le 18 décembre 2025.
Le décret a été promulgué le 19 décembre 2025. La fixation du taux relevant directement de la compétence du Parlement wallon (et non du gouvernement), l'assemblée peut le réexaminer à chaque fois que c'est nécessaire sans qu'il soit nécessaire d'attendre quelque arrêté d'exécution que ce soit. En effet, les modalités de calcul, les modalités de déclaration ou encore les formules d'UCP sont déjà connues et sont déjà encadrées par des arrêtés d'exécution.
Ces éléments de fonctionnement n'ont rien d'anecdotique puisque le Parlement peut être amené à faire augmenter cette taxe aussi souvent qu'il le juge nécessaire. Et il y a fort à parier que cette hausse, pourtant déjà substantielle, ne sera pas la dernière. Avant l'augmentation de janvier, les exploitations soumises ne contribuaient en moyenne qu'à hauteur de 40% du coût réel de traitement de l'eau.
L'augmentation de 17,32 à 25,48 euros par UCP introduite en janvier (en progression de 47%) a certes contribué à se rapprocher un peu de ce fameux coût vérité, sans pour autant l'atteindre. De nouvelles majorations sont donc encore à craindre…
Dans ce contexte, il devient urgent de penser traitement ou pré-traitement afin de diminuer la charge polluante et donc la base taxable. Plus tôt ces investissements seront réalisés, plus les montants de la taxe pourront être minorés et plus vite les investissements pourront être rentabilisés.

Plusieurs solutions peuvent se profiler à cet égard

La première amène l'organisme émetteur à établir un Contrat d'Assainissement Industriel avec la SPGE. Auquel cas, le traitement de l'effluent est en quelque sorte délégué à l'organisme public chargé d'assurer la gestion de l'eau.

Deuxième solution envisageable : quand la chose est possible, stocker les eaux usées et en confier le pré-traitement et/ou le traitement à un prestataire spécialisé.

Troisième solution : louer des installations de traitement modulaires.

Quatrième solution : mutualiser les investissements avec d'autres sociétés installées à proximité.

Cinquième solution envisageable, lorsque les flux s'y prêtent : investir dans des débourbeurs et des dégraisseurs.

Enfin, sixième solution à laquelle on peut penser : la réduction à la source.

Précisons encore que de nombreux acteurs sont concernés par cette hausse, qu'ils évoluent dans le secteur secondaire ou tertiaire. Dès lors que leurs charges polluantes dépassent le seuil de 100 équivalents-habitants, qu'elles présentent certains polluants et/ou dès lors que les émetteurs sont listés par la Région wallonne, ils sont susceptibles d'être impactés : car wash, grands hôtels, restaurants collectifs, centres aquatiques, laboratoires d'analyse etc.

Bien que lui aussi concerné par la taxation des rejets d'eaux usées, le secteur primaire est quant à lui soumis à un régime distinct qui différencie les eaux usées générées par les cheptels d'une part et, d'autre part, les eaux usées générées par les cultures en fonction du type de culture.

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