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Énergie et climat : le Conseil confirme la politique diplomatique de l’UE

Actualités - Belgique - 11/05/2026
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Dans un monde marqué par une fragmentation géopolitique croissante et un ordre international fondé sur des règles mis à rude épreuve, les risques en matière de sécurité énergétique et la menace existentielle que représente le changement climatique mettent en péril la souveraineté de l’UE. Les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement énergétiques et technologiques menacent la compétitivité et la sécurité économique de l’UE, tandis que les graves effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement mettent en danger la paix et la sécurité internationales. Selon le tout dernier rapport Copernicus, l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement : au cours des trois dernières décennies, la température a augmenté de + 0,56 °C par décennie.
Dans ce contexte, le Conseil a approuvé le 21 avril des conclusions intitulées « Diplomatie de l’UE en matière d’énergie et de climat – renforcer la souveraineté et faire progresser la transition vers une énergie propre à l’échelle mondiale ». Conscient de l’exposition de l’UE sur le plan géopolitique en raison d’une dépendance importante à l’égard des combustibles fossiles importés, comme l’ont démontré la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et les menaces que représentent les hostilités en Iran et dans l’ensemble de la région, le Conseil a réaffirmé l’engagement de l’UE en faveur de la transition vers une énergie propre, qui constitue la stratégie la plus efficace pour parvenir à l’autonomie stratégique de l’Europe. La confirmation de ces ambitions peut (et doit) également inciter les entreprises à davantage d’innovation (propre) et à un renforcement de leur compétitivité.

Transition vers une énergie propre

La transition vers une énergie propre constitue en outre un moteur de l’innovation, de la croissance économique et de la compétitivité à l’échelle mondiale ainsi qu’une réponse essentielle à la crise climatique. Dans ces conclusions, le Conseil demande instamment une réponse décisive et rapide de la politique étrangère et de sécurité de l’UE, afin de soutenir le renforcement de la résilience et de la préparation face aux menaces qui pèsent sur le climat, l’environnement et la sécurité énergétique. Le Conseil a souligné que la politique étrangère de l’UE devait favoriser la croissance du secteur européen des technologies propres en promouvant les technologies et produits européens dans le monde entier. Les États membres ont également reconnu que le potentiel technologique et d’innovation de la transition vers une énergie propre peut contribuer à renforcer la préparation de l’UE en matière de défense et la résilience des forces armées.

Action internationale pour le climat

Dans ses conclusions, le Conseil confirme une nouvelle fois que l’UE continuera de jouer un rôle moteur dans l’action mondiale pour le climat et la protection de l’environnement. Il réitère l’engagement sans faille de l’UE à faire progresser une approche multilatérale dans le cadre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’accord de Paris, afin de maintenir à notre portée l’objectif de limitation de la hausse des températures à 1,5 °C. Soulignant que l’UE fournit une contribution substantielle grâce aux objectifs climatiques qu’elle a déjà définis, le Conseil demande instamment aux partenaires internationaux de fixer et de mettre en œuvre dès que possible des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Partenariats internationaux

Dans ce contexte, l’UE continuera de mettre en place des partenariats mutuellement bénéfiques qui font progresser la transition vers une énergie propre et la résilience à l’échelle mondiale. En tant que partenaire fiable et premier contributeur mondial au financement de l’action climatique, l’UE est prête à approfondir la coopération au moyen d’un large éventail d’initiatives, de partenariats et d’instruments, en donnant la priorité à la coopération avec ceux qui souhaitent intégrer et accélérer l’action pour le climat. Le Conseil est conscient du fait que les effets de la crise climatique constituent une menace pour la paix et la sécurité mondiales et européennes, déjà aux niveaux de réchauffement actuels. Les situations de fragilité et les déplacements provoqués par des facteurs climatiques dans les régions vulnérables peuvent être exploités par des acteurs hostiles. Pour y répondre, le Conseil demande instamment à l’UE de renforcer la stabilité mondiale et régionale en soutenant la résilience, la préparation et l’adaptation dans les pays tiers, en particulier dans les zones fragiles et vulnérables au changement climatique et dans le voisinage européen au sens large. La baisse des recettes tirées des combustibles fossiles et les tentatives d’interventions climatiques peuvent engendrer des risques géopolitiques supplémentaires. Pour garantir la sécurité et la résilience mondiales, l’UE doit continuer d’intégrer les aspects climatiques et environnementaux dans la politique étrangère, de sécurité et de défense. Le Conseil réitère la proposition de l’UE de mettre en place des partenariats et invite le haut représentant et la Commission à mettre en place, conjointement avec les États membres, selon une approche Équipe Europe, des approches intersectorielles globales visant à intensifier et à rendre systématique le dialogue avec les pays tiers.

Source :

  • Conseil de l’Union européenne.