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Les ouvriers du bâtiment courent un risque accru de mourir d’une BPCO

Actualités - Belgique - 24/03/2026
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Une étude récente de l’agence américaine pour la sécurité, NIOSH, révèle que les ouvriers du bâtiment courent 30 % de risques supplémentaires de mourir d’une BPCO que les travailleurs des autres secteurs.
Les chercheurs ont analysé les données de la mortalité de 2021-2022 et ont étudié le lien entre le travail dans la construction, d’une part, et les décès dus à une BPCO, d’autre part.
BPCO est l’abréviation de « Broncho-pneumopathie chronique obstructive », un ensemble de maladies pulmonaires obstructives chroniques, dont la bronchite chronique constitue un exemple connu.
La BPCO provoque un rétrécissement des voies respiratoires, ce qui entraîne des symptômes caractéristiques tels que la toux, des mucosités, des difficultés respiratoires, une sensation d’oppression thoracique et une respiration sifflante.

Résultats de l’étude

Sur les 6,7 millions de cas de décès examinés, 10,3 % étaient employés dans le secteur de la construction pendant la majeure partie de leur carrière. Dans ce groupe spécifique, 11,7 % (= 57 937 décès) portaient la mention « BPCO » sur l’acte de décès.

Ce verdict concernait principalement les hommes blancs de 65 ans ou plus et les personnes ayant un faible niveau de formation.

Pour certaines fonctions dans la construction, le risque de BPCO est deux fois plus élevé : les couvreurs, les installateurs de plaques de plâtre, les carreleurs, les peintres et tapissiers, les poseurs de canalisations, les plâtriers et les installateurs d’isolation.

Il ressort de l’étude que le tabagisme contribue fortement au développement d’une BPCO et qu’un ouvrier du bâtiment sur 4 fume.

D’autre part, on estime que 25 % à 45 % des ouvriers du bâtiment décédés n’ont jamais fumé.

Prévention

Pour les employeurs dans le secteur de la construction, il est largement insuffisant d’investir uniquement dans l’accompagnement de l’arrêt du tabagisme.

La principale mesure supplémentaire consiste à éviter l’exposition à la poussière (p. ex. la poussière de quartz). En outre, il faut également prévenir le plus possible l’exposition aux émanations (p. ex. émanations de soudage), aux gaz (p. ex. diesel) et à la fumée.

Un bon suivi par la médecine du travail est également important. Plus le diagnostic est précoce, plus l’évolution peut être favorable.

Un transfert dans des lieux de travail moins pénibles est généralement la seule solution.

Précisons que le traitement de la BPCO est en grande partie symptomatique. Cela signifie que la maladie n’est pas vraiment guérie, mais qu’il est uniquement possible de lutter contre les symptômes et d’en limiter la progression.

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Source :

  • Safety+Health, « Study finds construction workers have a higher risk of dying from COPD », 28 janvier 2026.

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