Travailler dans la chaleur : tenez compte de l’indice WBGT et des valeurs d’ozone
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- Belgique
- 02/06/2026
À des températures de plus de 30 °C, travailler dans un bureau, un entrepôt ou sur un chantier de construction devient un défi. Alors qu’il peut être agréable de prendre sa pause de midi au soleil, des vagues de chaleur persistantes entraînent parfois une perte de concentration, de la fatigue et des risques pour la santé au travail. Mais à partir de quand fait-il trop chaud pour travailler confortablement ? Et quelles mesures devez-vous prendre en tant qu’employeur ?
Le thermomètre n’est pas le seul critère
En regardant la température extérieure, on pourrait penser qu’un simple thermomètre suffit pour connaître le degré de chaleur. Mais il en va autrement pour le lieu de travail.
En cas de températures élevées en Belgique, il faut se baser sur l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature). Celui-ci mesure non seulement la température, mais il tient également compte de l’humidité, des courants d’air et de la chaleur rayonnante du soleil ou des machines.
De ce fait, la valeur WBGT est souvent inférieure de 5 à 10 degrés à la température indiquée sur un thermomètre classique, mais elle donne une idée plus réaliste du véritable ressenti de la chaleur.
Cette différence est importante. Une température de 30 °C peut encore être supportable par temps sec, mais devenir beaucoup plus pénible en cas d’humidité élevée. Une température habituelle de 30 °C correspond ainsi environ à :
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22,7 WBGT en cas de 35 % d’humidité ;
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25,4 WBGT en cas de 55 % d’humidité ;
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28,2 WBGT en cas de 80 % d’humidité.
Autrement dit, plus l’air est humide, plus l’impact de la chaleur sur les travailleurs est important.
Quand l’employeur doit-il intervenir ?
La législation prévoit des valeurs d’action claires. Dès qu’elles sont dépassées, vous êtes obligé, en tant qu’employeur, de prendre des mesures pour limiter l’inconfort et les risques pour la santé de vos travailleurs.
La limite dépend de la pénibilité du travail :
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29 WBGT en cas de travail physique léger ;
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26 WBGT en cas de travail semi-lourd ;
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22 WBGT en cas de travail lourd ;
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18 WBGT en cas de travail très lourd.
Le travail léger comprend, par exemple, le travail de secrétariat ou la conduite automobile, tandis que le travail lourd comporte plutôt des activités telles que creuser, scier ou un travail physique intensif sur un chantier.
Si ces valeurs sont dépassées, vous devez, notamment :
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protéger les travailleurs contre le rayonnement direct du soleil ;
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prévoir des boissons rafraîchissantes ;
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installer une ventilation mécanique dans les 48 heures ;
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introduire des temps de repos lorsque la chaleur persiste plus de deux jours.
Mais les experts soulignent qu’il vaut mieux, en tant qu’employeur, ne pas attendre que les valeurs-limites officielles soient atteintes. Une approche préventive évite les plaintes et améliore en outre la sécurité et la productivité.
Pauses supplémentaires en cas de chaleur extrême
La canicule persiste ? Des pauses obligatoires peuvent alors s’avérer nécessaires. Celles-ci sont déterminées sur la base de la valeur WBGT et de la charge physique du travail. En cas de travail léger, par exemple, la règle est :
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à partir de 29,5 WBGT : 45 minutes de travail et 15 minutes de repos par heure ;
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à partir de 30 WBGT : 30 minutes de travail et 30 minutes de repos par heure.
Idéalement, cette pause est prise dans un espace plus frais, de sorte que le corps puisse récupérer suffisamment.
Exemple concret : un jour d’été, avec une température de 30 degrés et une humidité d’environ 60 pour cent, la valeur WBGT est d’environ 26. Dans ce cas, des pauses supplémentaires ne sont nécessaires que pour les travailleurs qui effectuent un travail physiquement lourd ou très lourd.
Il faut aussi tenir compte de l’ozone
La chaleur estivale entraîne souvent un risque supplémentaire : l’augmentation des concentrations en ozone.
Bien que la législation du travail ne mentionne pas de règles distinctes sur l’ozone d’origine climatologique, l’exposition à celle-ci est considérée comme un risque professionnel. Les personnes qui travaillent à l’extérieur, comme les ouvriers de la construction, les ouvriers d’entretien des espaces verts et les collaborateurs logistiques, courent surtout un risque accru.
Vu que la concentration en ozone à l’intérieur est généralement plus basse, les mesures de prévention se concentrent principalement sur le travail en plein air.
Source :
SPF ETCS.