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Quel facteur augmente le plus la probabilité de risques psychosociaux sur le lieu de travail : la diversité, les inégalités ou une organisation du travail déficiente ?

Actualités - Belgique - 02/07/2026
Un lieu de travail diversifié peut être plus innovant, plus résilient et plus humain. Cependant, selon un nouveau rapport de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) intitulé « Diversité du personnel et risques psychosociaux : vers des lieux de travail plus sains et plus inclusifs » (2026), certains groupes de travailleurs sont exposés à un risque accru de souffrir de troubles psychosociaux lorsque la diversité n’est pas soutenue par une politique inclusive. Ce n’est pas la diversité en soi qui est en cause, mais la manière dont le travail est organisé : par le biais de la discrimination, de contrats précaires, d’une charge de travail élevée, d’une autonomie limitée, de comportements indésirables ou d’un manque de soutien.

Les risques psychosociaux touchent plus durement certains groupes

Selon le rapport de l’EU-OSHA, des risques psychosociaux tels que le stress, le burn-out, l’anxiété, les symptômes dépressifs et l’exclusion sociale ne sont pas répartis de manière uniforme. Les femmes, les travailleurs issus de l’immigration, les minorités ethniques, les personnes LGBTIQ+, les personnes en situation de handicap ou souffrant d’une maladie chronique, les jeunes, les personnes âgées et les travailleurs issus de milieux socio-économiques défavorisés semblent être plus souvent exposés à des facteurs de risque sur le lieu de travail. Cela est dû, entre autres, à :

  • des conditions de travail moins favorables ;
  • un travail plus précaire ;
  • des emplois plus éprouvants sur le plan émotionnel ;
  • un risque accru de violence, de harcèlement ou d’intimidation sexuel.

Le véritable levier : l’organisation du travail et l’inclusion

Le message clé du rapport est clair : les risques psychosociaux doivent être pris en compte dans une perspective de diversité. En tant qu’employeur, vous devez donc non seulement cibler les facteurs de stress généraux, mais aussi identifier les groupes particulièrement vulnérables en raison de leur position au sein de l’organisation ou sur le marché du travail.

Une approche intersectionnelle est cruciale à cet égard : les personnes qui cumulent plusieurs vulnérabilités – par exemple, une jeune femme issue de l’immigration ou un travailleur en situation de handicap et à faibles revenus – sont souvent plus susceptibles de souffrir de stress psychologique, de discrimination ou de comportements inappropriés.

De la politique à la prévention

Selon l’EU-OSHA, la solution réside dans :

  • des analyses de risques tenant compte de la diversité ;
  • des procédures robustes de signalement et de prévention en matière de violence et d’intimidation ;
  • un dialogue social renforcé ;
  • une culture de travail inclusive.

La diversité ne doit pas rester limitée à la compétence des Ressources humaines, mais doit faire partie intégrante de la politique de bien-être et de prévention.

Points clés du rapport

L’essentiel du rapport « Workforce diversity and psychosocial risks : towards healthier and more inclusive workplaces » (EU-OSHA – Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail) :

  • La discrimination constitue en soi un risque psychosocial et accentue le stress, l’absentéisme et les troubles mentaux.
  • La charge de travail, la précarité des contrats, le manque d’autonomie et la charge émotionnelle touchent souvent les groupes vulnérables de manière disproportionnée.
  • La violence, le harcèlement et l’intimidation sexuelle – y compris de la part de clients ou de patients – constituent des facteurs de risque majeurs.
  • L’intersectionnalité est essentielle : les risques s’accumulent lorsque le genre, l’origine, l’âge, le handicap ou le statut socio-économique se conjuguent.
  • Une analyse de risques tenant compte de la diversité doit être un élément incontournable de la politique de prévention psychosociale.

Source :

Rapport ‘Workforce diversity and psychosocial risks: towards healthier and more inclusive workplaces’ (EU-OSHA)

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