Le changement climatique peut contribuer à l’asthme professionnel
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- Belgique
- 03/08/2026
Une étude néerlandaise récente révèle que le changement climatique contribue à l’aggravation des asthmes professionnels. Le risque de bronchoconstriction et de réactions inflammatoires augmente, aussi bien en milieu intérieur qu’en milieu extérieur. Les secteurs de la construction, de la voirie et de l’agriculture sont particulièrement touchés.
L’étude a été publiée dans le Journal of Occupational & Environmental Medicine. Les chercheurs se sont basés sur des études antérieures qui ont étudié le lien entre le changement climatique et l’asthme.
Facteurs déclencheurs de l’asthme
Les chercheurs constatent que les conditions météorologiques (extrêmes) contribuent de plus en plus à l’aggravation de l’asthme (professionnel).
Ce sont surtout les facteurs suivants qui jouent un rôle important à cet égard :
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un allongement de la saison des pollens ;
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une intensification des allergies ;
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la prolifération des moisissures et des nuisibles ;
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les conditions météorologiques extrêmes.
Traditionnellement, l’asthme professionnel est surtout associé à des substances irritantes (ammoniaque, eau de Javel), à des allergènes (squames, acariens) et à des conditions de travail physiques. Plus de 300 substances présentes sur le lieu de travail peuvent par exemple provoquer cet asthme professionnel. Elles sont bien plus nombreuses à contribuer à l’aggravation d’un asthme existant.
À celles-ci s’ajoute désormais le changement climatique. C’est également la mise en garde que formule le RIVM (Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu) néerlandais à cet égard dans un rapport récent sur les effets du changement climatique sur la santé. Dans le rapport, le RIVIM prévoit une augmentation du nombre et de la gravité des crises d’asthme.
Le RIVM procède notamment aux constatations suivantes :
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Les pics de concentration d’ozone, à court comme à long terme, sont associés à une augmentation de la prévalence de l’asthme.
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Les interactions entre allergènes et polluants atmosphériques contribuent à l’aggravation des crises d’asthme.
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L’asthme dit « d’orage » (Thunderstorm asthma), déjà observé au Royaume‑Uni et en Australie, constitue un nouveau risque. Par temps chaud, les graminées produisent de grandes quantités de pollens allergènes. Si un violent orage vient alors à se produire, il peut fragmenter ces pollens en particules plus petites qui sont capables de pénétrer profondément dans les poumons, provoquant des crises d’asthme plus nombreuses et plus sévères.
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Depuis le changement climatique, les visites aux urgences pour des crises d’asthme liées aux pollens sont en hausse.
Prévention
Malgré ces nouveaux développements, la prévention de l’asthme professionnel reste inchangée :
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avertir les collaborateurs des allergènes et des conditions de travail susceptibles de provoquer un asthme professionnel ou de contribuer à l’aggravation d’un asthme existant ;
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identifier (dans l’analyse des risques) les substances, allergènes et les conditions physiques de travail contribuant à l’asthme professionnel ;
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réduire ou, si possible, éliminer l’exposition aux allergènes ;
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assurer un suivi médical et instaurer un traitement médicamenteux adapté.
Sources :
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Safety +Health, « Climate change may contribute to occupational asthma, researchers say », 7 mai 2026
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CDC, « Work-related Asthma : Early Recognition and Prevention », 4 mai 2026
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Rapport du RIVM 2026-0005, « Verkenning toekomstige gezondheidseffecten van klimaatverandering en effectiviteit van adaptatiemaatregelen »