Intéressé?

Souhaitez-vous avoir accès à de l'information pertinente en sécurité au travail, environnement et médecine du travail ?

Le virus du Nil occidental requiert de la vigilance au travail et en dehors

Actualités - Belgique - 06/10/2026
La Belgique a préparé un premier plan national pour dépister le virus du Nil occidental, en éviter la propagation et lutter contre les contaminations. Ce plan fait suite à la détection du virus chez des oiseaux et des chevaux, et aux premières contaminations humaines locales en 2026.

Des oiseaux aux moustiques et à l’homme

Le virus du Nil occidental (VNO) circule naturellement entre les oiseaux et les moustiques. Les oiseaux forment le réservoir, tandis que les moustiques, principalement du genre Culex, peuvent transmettre le virus. L’homme et les chevaux peuvent être contaminés lorsqu’ils sont piqués par un moustique infecté.

La transmission directe entre les oiseaux et l’homme n’est pas possible

En Belgique, le virus a été détecté pour la première fois chez des oiseaux sauvages en 2025. En 2026, d’autres contaminations ont suivi chez des oiseaux et des chevaux. En septembre, des contaminations humaines locales ont en outre été dépistées pour la première fois en Flandre, dans les régions d’Anvers et du Brabant flamand.

Généralement peu de symptômes, parfois graves

Environ 80 pour cent des personnes infectées sont asymptomatiques. Celles qui tombent malades peuvent notamment développer de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, une éruption cutanée ou un gonflement des ganglions lymphatiques. Dans un nombre restreint de cas, l’infection peut causer des symptômes neurologiques graves.

Aucun vaccin n’existe actuellement pour l’homme contre le virus du Nil occidental. C’est pourquoi la prévention consiste surtout à éviter les piqûres de moustiques.

Un seul plan pour l’homme, l’animal et l’environnement

Le nouveau plan d’action belge opte pour une approche intégrée selon ledit principe One Health. Celui-ci consiste à examiner non seulement les contaminations humaines, mais aussi la présence du virus chez les animaux et les moustiques. Les signaux doivent ainsi être détectés plus vite et l’approche peut être adaptée au risque actuel.

Le plan s’articule autour de différents niveaux de risque et des mesures correspondantes. La surveillance, la collaboration entre les instances compétentes et la communication ciblée occupent également une place importante. Les professionnels de la santé et les autorités ne sont pas les seuls à être informés : des secteurs économiques spécifiques et le grand public font également partie des groupes cibles.

Attention particulière pour les moustiques au travail également

Pour les employeurs et les travailleurs, la présence du virus signifie surtout que l’attention pour les piqûres de moustiques augmente, certainement lorsque les activités ont lieu en extérieur ou lorsque les travailleurs sont exposés pendant des périodes de forte activité des moustiques.

La prévention pratique reste simple : privilégiez les vêtements couvrants, utilisez un anti-moustiques approprié et limitez les endroits où les moustiques peuvent se reproduire, comme de l’eau stagnante. Une attention supplémentaire est recommandée aux alentours du crépuscule et la nuit, lorsque certains moustiques sont plus actifs.

Le plan national doit permettre à la Belgique de mieux suivre le développement du virus du Nil occidental et de réagir rapidement le cas échéant. Pour l’instant, le risque de maladie pour la population reste restreint, mais les récentes détections rendent la vigilance et la prévention plus pertinentes qu’auparavant.

Sources :

  • Beswic
  • Sciensano

Informations supplémentaires :