Le coronavirus repart à la hausse, la grippe se fait attendre
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- Belgique
- 15/10/2026
Le coronavirus repart à la hausse en Belgique. Dans le bulletin hebdomadaire de Sciensano du 30 septembre, le SARS-CoV-2 est en hausse dans tous les systèmes de surveillance et la charge virale dans les eaux usées est « élevée ». Les médecins généralistes et les hôpitaux comptent peu de patients supplémentaires pour le moment et le niveau de vigilance reste vert. La grippe et le VRS sont encore à leur niveau de base. Formellement, rien ne change sur le lieu de travail, mais les recommandations qui sont en vigueur en cas de code plus élevé sont définies et peuvent déjà être préparées.
Quelle est l’intensité de la circulation du virus ?
Un taux de contamination comme pendant la pandémie n’existe plus. Il n’existe plus de dépistage à grande échelle. Dès lors, il n’y a pas de chiffres quotidiens des contaminations ou de taux de reproduction. Sciensano suit l’évolution du virus à l’aide des réseaux sentinelles de médecins généralistes et de laboratoires, et via les eaux usées de trente installations d’épuration, qui couvrent 38 pour cent de la population.
Les eaux usées donnent le premier signal. La charge virale augmente déjà depuis onze semaines consécutives : l’indicateur national est passé de 135 fin juillet à 1587 dans la semaine du 21 au 27 septembre. Depuis la mi-septembre, le niveau est « élevé », soit le troisième de quatre paliers.
Source : Bulletin Sciensano ALI semaine 39, p. 29.
Les chiffres cliniques suivent, mais restent bas :
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Les médecins généralistes ont noté 22,9 consultations par 100 000 habitants pour une présomption de Covid-19 et 5,9 pour une contamination confirmée. L’augmentation se situe surtout chez les personnes de plus de 65 ans.
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Les hôpitaux sentinelles ont dénombré 0,7 hospitalisation par 100 000 habitants pour une infection respiratoire aiguë par le SARS-CoV-2 (semaine du 14 au 20 septembre).
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Les laboratoires enregistrent peu de tests positifs, avec une légère hausse. Le nombre est nettement plus bas qu’au cours des mêmes semaines de 2024 et 2025.
À titre de comparaison : pour d’autres infections respiratoires, comme des rhumes, les médecins généralistes ont mentionné 760 consultations par 100 000 habitants. Toutes les hospitalisations pour infections respiratoires sévères conjointement (7,7 par 100 000) restent largement dans la zone verte du Respi-Radar, l’outil grâce auquel Sciensano surveille la pression sur les soins de santé. Cette zone court jusqu’à 13,9.
Sur les quatre échantillons analysés génétiquement depuis cet été, trois appartiennent au XFG, le variant omicron qui a vraisemblablement aussi provoqué la vague de l’automne dernier. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) qualifie le XFG de dominant en Europe et ne constate pas de variant préoccupant pour l’instant. Le vaccin contre le Covid de cet automne est adapté au XFG.
Le timing n’a pas changé. La saison dernière, la Belgique a connu une vague modérée de coronavirus en septembre et octobre, pour la troisième année de suite avec une vague durant cette période, selon Sciensano. Il est impossible de prédire à quel point le pic sera élevé cette année.
Grippe et VRS : pas encore en vue
Tous les indicateurs de la grippe et du VRS sont à leur niveau de base. Le VRS est le virus respiratoire syncytial qui peut rendre gravement malades les jeunes enfants et les parents. C’est normal pour un début de mois d’octobre : l’hiver dernier, l’épidémie de VRS a commencé à la mi-novembre et l’épidémie de grippe, début décembre. La grippe a perduré pendant treize semaines, avec un pic fin janvier.
Le vaccin contre la grippe a été complètement adapté cette année. Les trois souches virales ont été remplacées, ce qui nécessite un délai de production supplémentaire. Selon l’agence des médicaments AFMPS, deux millions de doses étaient disponibles fin septembre et les dix derniers pour cent suivront d’ici novembre. Il est recommandé de se faire vacciner à partir de la mi-octobre jusque fin novembre.
Le vaccin offre une protection partielle. Sciensano estime que, la saison dernière, le risque d’hospitalisation pour la grippe a baissé d’environ 27 pour cent.
À qui la vaccination est-elle conseillée ?
La campagne d’automne a commencé. En Flandre, les médecins généralistes et les pharmaciens vaccinent contre le covid depuis le 29 septembre ; le vaccin est gratuit. À partir de la mi-octobre, le vaccin contre la grippe pourra être administré en même temps.
Le Conseil Supérieur de la Santé n’a pas encore publié de nouvel avis concernant le covid pour cette saison. La Flandre vise les mêmes groupes cibles pour le covid et la grippe. Les principaux groupes cibles sont :
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les plus de 65 ans ;
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les résidents de longue durée dans un établissement de soins ;
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les adultes souffrant d’une affection chronique, d’un déficit immunitaire ou ayant une IMC à partir de 40 ;
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les personnes qui travaillent dans le secteur des soins de santé ;
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les membres du foyer d’une personne sévèrement immunodéprimée ;
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les femmes enceintes : toutes pour la grippe. Pour le covid, en cas d’affection sous-jacente, de grossesse à risque ou sans vaccination ou contamination antérieure.
Pour les adultes en bonne santé de moins de 65 ans, le Conseil Supérieur de la Santé ne conseillait pas de vaccin annuel systématique contre le covid l’an dernier.
Qu’est-ce que cela signifie sur le plan professionnel ?
En cas de code vert, seules les quatre recommandations de base du Plan hivernal contre les infections respiratoires sont d’application : se laver les mains, tousser et se moucher dans un mouchoir ou le coude, se mettre en ordre de vaccination et rester chez soi en cas de maladie. Le plan comporte des recommandations, pas des obligations.
En cas de code jaune, il faut y ajouter l’aération et la ventilation. Si le code devient orange, le port du masque en cas de symptômes bénins, une concentration de CO2 inférieure à 900 ppm et le télétravail sont de mise, en premier lieu pour les personnes vulnérables. L’hiver dernier, le code jaune a débuté le 18 décembre et le code orange a été d’application du 15 janvier à fin février.
Un certain nombre de mesures peuvent déjà être prises.
Ventilation
La concentration de 900 ppm mentionnée dans le Plan hivernal pour les locaux professionnels n’est pas une recommandation mais une norme existante. L’article III.1-34 du Code demande une concentration de CO2 qui reste habituellement inférieure à 900 ppm, ou un débit de ventilation de 40 m³ par heure par personne présente. Maintenant que les fenêtres se ferment, c’est le moment de faire une tournée d’évaluation dans les salles de réunion, les réfectoires et les open spaces très occupés, tout en contrôlant les filtres et les réglages du système de ventilation.
Rester chez soi en cas de maladie
Cette recommandation de base se heurte à une règle qui est plus stricte depuis le 1er janvier 2026. Les collaborateurs ne peuvent plus s’absenter un jour sans certificat médical que deux fois par an, et les entreprises comptant moins de cinquante collaborateurs peuvent toujours demander un certificat. Le collaborateur qui a un rhume ou mal à la gorge et qui se sent suffisamment en forme a plus tendance à se rendre au travail. Un accord clair peut résoudre ce problème : en cas de symptômes respiratoires, faire du télétravail si la fonction le permet et, si elle ne le permet pas, mettre des masques à disposition et éviter les réunions dans de petits espaces.
Collaborateurs vulnérables et occupation
Pour les personnes vulnérables, le travail à domicile n’est recommandé qu’à partir du code orange. Il faut clarifier au préalable qui entre en considération et pour quelles fonctions c’est possible, par exemple en consultant spontanément le médecin du travail. La saison dernière, les pics se sont succédé : le coronavirus en septembre et octobre, le VRS à partir de mi-novembre, la grippe de décembre à fin février. Pour l’occupation des fonctions critiques, des secouristes et de l’équipe de première intervention, cela implique la succession de plusieurs périodes avec de courtes absences.
Sciensano publie un nouveau bulletin chaque semaine, généralement le mercredi. C’est le Groupe de gestion des risques du SPF Santé publique qui décide du passage au code jaune ou orange.
Sources :
Bulletin Sciensano, Infections respiratoires aiguës semaine 39-2026, 30 septembre 2026
SPF Santé publique, Plan hivernal Infections respiratoires
Département des Soins, campagne d’automne 2026-2027, adapté le 29 septembre 2026
CBIP, Prévention des infections respiratoires virales chez l’adulte : hiver 2026-2027, 10 septembre 2026
AFMPS, Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2026-2027
ECDC, SARS-CoV-2 variants of concern as of 25 September 2026
VRT NWS, Is coronavirus opnieuw in opmars ?, 3 octobre 2026
SPF Emploi, Exigences de base concernant les lieux de travail (article III.1-34 du Codex) et Agents biologiques (livre VII du Codex)