Intéressé?

Souhaitez-vous avoir accès à de l'information pertinente en sécurité au travail, environnement et médecine du travail ?

Incidents par coincement et écrasement dans le secteur de la construction : que révèlent les chiffres ?

Actualités - Belgique - 26/10/2026
-
Auteur(s): 

Le centre de recherche américain CPWR, spécialisé dans le secteur de la construction, se penche sur les incidents par coincement et écrasement dans ce secteur. À juste titre, car ce type d’incident figure désormais parmi les 4 principaux dangers recensés par l’OSHA, aux côtés des chutes de hauteur, des objets heurtant les travailleurs et des électrocutions.
En raison de leur gravité et de leur fréquence, les incidents par coincement et écrasement (« caught-in/between injuries ») ont été intégrés dans les Focus Four hazards de l’OSHA.
Ces 4 dangers ou risques sont responsables de plus de la moitié des accidents de travail mortels dans le secteur de la construction.
Entre 2023 et 2024, 5 % de ces accidents de travail mortels étaient imputables à des incidents par coincement et écrasement.
Le risque de ce type d’incidents est particulièrement présent dans les environnements de travail comportant de grosses machines, des structures de travail temporaires (échafaudages) et des structures au sol (tranchées).
Les travailleurs peuvent être écrasés ou coincés, ce qui entraîne des décès, des fractures et des amputations.
Le CPWR a recueilli des chiffres entre 2023 et 2024 et en rend compte dans un « bulletin de données ».

Chiffres

Les principales conclusions sont présentées ci-dessous :

  • Pour la période 2023-2024, le secteur de la construction a enregistré le plus grand nombre d’incidents par coincement et écrasement (30 %) parmi tous les secteurs. Seuls les secteurs de l’agriculture/sylviculture et de l’industrie minière/pétrolière et gazière ont enregistré un nombre plus élevé d’incidents mortels.
  • 68,8 % des accidents mortels ont été causés par un effondrement ou un engloutissement (« engulfment »). Il s’agit donc d’ouvriers du bâtiment coincés ou écrasés par des matériaux s’effondrant.
  • En ce qui concerne les accidents mortels, la deuxième cause est l’écrasement entre des équipements en marche et d’autres objets (17,7 %).
  • L’étude a également examiné les mots les plus fréquemment associés aux incidents par coincement et écrasement. Voici le top 5 : tranchée, mur, effondré, entre et tuyau.
  • Parmi les accidents de travail non mortels, 2 sur 5 (41,9 %) étaient dus à un écrasement ou à un coincement par ou entre des équipements à l’arrêt. Dans 38,1 % des accidents de travail non mortels, les travailleurs ont été happés par des équipements en marche ou se sont retrouvés coincés dans ceux-ci lors de leur utilisation normale.
  • Des études antérieures avaient déjà montré qu’une écrasante majorité des accidents de travail non mortels résultait d’un coincement ou d’un écrasement par ou entre des objets et des équipements.

Le CPWR n’aborde pratiquement pas la question de la prévention (bien qu’il y ait quelques références à des documents pertinents, etc.).

Il conclut par ce résumé peu éloquent :

« Les accidents mortels par écrasement peuvent être évités en s’attaquant aux dangers courants susceptibles d’entraîner que des travailleurs soient coincés, écrasés ou compressés entre des objets tels que des équipements lourds, des machines et des tranchées. »

Source :

  • CPWR, « New Data Bulletin Examines Caught-In/Between Injuries », 8 octobre 2026

Informations complémentaires :