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Le risque d’arrêt cardiaque aigu est-il plus élevé sur le lieu de travail ?

Actualités - 17/02/2021
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Auteur(s): 
Edelhart Kempeneers, Attentia


Il ressort de plusieurs études que l’incidence d’arrêts cardiaques aigus extra-hospitaliers, y compris sur le lieu de travail, augmente. Cette hausse est la conséquence de plusieurs facteurs, souvent liés à la Covid-19.

Selon un article scientifique publié dans la revue médicale Journal of the American Medical Association (JAMA), le nombre de réanimations à la suite d’un arrêt cardiaque soudain à New York a triplé par rapport à la même période un an plus tôt. The Lancet a fait un constat similaire à Paris, où l’incidence d’arrêts cardiaques a doublé et le nombre de victimes qui y survivent a diminué. Il s’agit certes de données instantanées récoltées au cours d’une vague épidémiologique, mais ces constats n’en restent pas moins importants.

Pas de coïncidence

Les causes de ces constats sont multifactorielles.

Le nombre croissant d’arrêts cardiaques extra-hospitaliers est en partie imputable à une plus grande réticence des personnes qui en présentent les premiers symptômes à se rendre à l’hôpital pour se faire soigner, par crainte d’être infectées par le virus SARS-CoV-2. De plus, les individus ayant des troubles cardiaques sous-jacents courent plus de risques de complications cardiaques en cas d’infection à la Covid-19. Enfin, la Covid-19 entraîne parfois chez des personnes qui étaient auparavant en bonne santé des lésions du muscle cardiaque ou du système cardiovasculaire, provoquant des arythmies, une inflammation du muscle cardiaque, une réduction du flux sanguin vers le cœur ou une insuffisance cardiaque soudaine.

Les chances de survie plus faibles de ces victimes seraient entre autres dues à des délais d’intervention plus longs des services médicaux d’urgence en raison de la saturation du système de soins de santé. Par ailleurs, les secouristes potentiels seraient moins enclins à commencer la réanimation en cette période de coronavirus. Les directives de premiers secours ont également été modifiées et recommandent une assistance à distance, à moins que l’assistance physique ne soit inévitable.

Ne reportez pas les formations

En cas d’arrêt cardiaque aigu, le temps est un facteur déterminant. Les chances de survie sont de 50 à 70 % si une réanimation et une défibrillation correctes sont effectuées dans les six premières minutes. Chaque minute qui passe diminue les chances de survie de près de 10 %. Il est donc essentiel que les secouristes suivent les formations et recyclages appropriés. Ces formations sont également dispensées en période de coronavirus. Il peut en outre être utile de (ré)évaluer la nécessité d’acquérir un appareil DEA pour votre entreprise. Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations à ce sujet, dont des listes de contrôle qui pourront vous être utiles.

Le nombre d’arrêts cardiaques extra-hospitaliers a augmenté (du moins temporairement). La formation et les recyclages adéquats pour les secouristes ainsi que la présence d’un appareil DEA n’en sont que plus importants.

Characteristics Associated With Out-of-Hospital Cardiac Arrests and Resuscitations During the Novel Coronavirus Disease 2019 Pandemic in New York City. JAMA Cardiol. 2020.

Out-of-hospital cardiac arrest during the COVID-19 pandemic in Paris, France: a population-based, observational study. The Lancet.2020.

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