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Les conséquences de la Covid-19 sur les managers de niveau C et les jeunes générations

Actualités - 18/02/2021
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Auteur(s): 
Geert Van Cauwenberge


En juillet et août 2020, l’entreprise ICT Oracle et le cabinet de conseil et de recherche RH Workplace Intelligence ont mené une étude à grande échelle auprès de 12 000 travailleurs, responsables RH et managers de niveau C dans le monde entier au sujet des conséquences de la pandémie de coronavirus sur la santé mentale des travailleurs. Il en ressort que les managers de niveau C ont beaucoup de difficultés à s’adapter au télétravail, tandis que le risque de burn-out est le plus élevé parmi les jeunes générations de travailleurs.

En outre, plus de huit travailleurs sur dix souhaitent que leur employeur mette à leur disposition la technologie nécessaire pour soutenir leur santé mentale.

Pour les managers de niveau C, le télétravail est un véritable défi

Les managers de niveau C ont le plus de difficultés à travailler et diriger à distance (85 % des managers interrogés). Ils signalent également avoir davantage de problèmes de santé mentale que leurs collaborateurs (53 % contre 45 %). Ce public est également le plus ouvert au recours à l’intelligence artificielle comme soutien.

Il est frappant de constater que 73 % des managers de niveau C préfèrent discuter de leur santé mentale avec un robot qu’avec un collègue. C’est également le cas de 61 % des collaborateurs. Près de huit managers interrogés sur dix expliquent que l’intelligence artificielle a déjà contribué à améliorer leur santé mentale.

Génération Z et millennials : risque élevé de burn-out

Les jeunes travailleurs sont le plus souvent victimes de burn-out en raison des conséquences de la pandémie sur leur santé mentale. Ils demandent ouvertement un soutien grâce au recours à l’intelligence artificielle. Il ressort des résultats de l’enquête que :
  • près de 90 % des travailleurs de la génération Z (les personnes nées à la fin des années 90) affirment que la pandémie a eu un impact négatif sur leur santé mentale. 94 % d’entre eux mentionnent également que le stress au travail a des conséquences sur leur vie de famille. Il est par ailleurs surprenant de constater que cette génération est deux fois plus susceptible de faire des heures supplémentaires pendant la crise du coronavirus que celle des baby-boomers ;
  • pour les millennials, le risque de burn-out est 130 % plus élevé que pour les baby-boomers ;
  • les jeunes générations sont plus enclines à faire appel à des robots pour obtenir un soutien (mental) : les travailleurs de la génération Z sont plus susceptibles (105 %) de parler de leur stress et de leurs angoisses au travail avec un robot que les baby-boomers. 84 % des travailleurs de la génération Z et 77 % des millenials préfèrent demander de l’aide à des robots qu’à leurs collègues en cas de problème concernant leur santé mentale.
Les travailleurs comptent sur l’aide de leur employeur

Selon l’étude menée par Oracle, les travailleurs du monde entier attendent également de leur employeur qu’il leur fournisse des conseils et des outils (technologiques) pratiques visant à limiter autant que possible l’impact de la pandémie sur leur santé mentale. Près de huit répondants sur dix admettent que la pandémie a eu (et a toujours) des conséquences négatives sur leur santé mentale. Trois quarts d’entre eux (76 %) estiment que leur employeur devrait prendre davantage de mesures pour garantir une bonne santé mentale. 83 % des travailleurs interrogés confirment attendre de leur employeur qu’il leur fournisse les outils technologiques nécessaires pour soutenir leur santé mentale.

76% of people believe their employer should be doing more to protect their mental health

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