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Impact du diabète sur l’emploi des chauffeurs professionnels

Actualités - 17/11/2022
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Auteur(s): 
Geert Van Cauwenberge


Le 14 novembre était la journée mondiale du diabète. En cette journée internationale des Nations unies, l’objectif est d’informer correctement le grand public et de le sensibiliser au diabète. Saviez-vous que pratiquement toutes les 17 minutes, une personne en Flandre se voit diagnostiquer un diabète (chiffres de la Ligue flamande contre le diabète) ? Le nombre de diagnostics continue d’ailleurs de grimper. Il y a quelques semaines, Ilse Moerland, responsable de la discipline Médecine du travail chez Idewe, a mis en avant une catégorie professionnelle : les chauffeurs.

Dans la vie d’une entreprise, le diabète peut avoir un impact conséquent sur les conditions de travail des collaborateurs. Il ressort d’une étude scientifique que certaines professions courent un risque accru de développer un diabète. Les chauffeurs professionnels et les ouvriers d’usine en particulier présentent le risque le plus élevé de développer un diabète de type 2.

Si nous nous concentrons sur la catégorie des chauffeurs professionnels, un tel diagnostic ne doit pas être un frein à leur carrière. Néanmoins, certains se demandent si les diabétiques sont autorisés à conduire un camion, un autobus ou un taxi.

Impact sur les aptitudes à la conduite

La maladie peut effectivement avoir un impact sur les aptitudes à la conduite des chauffeurs professionnels. Les chauffeurs souffrant d’hypoglycémie (glycémie basse) ont par exemple souvent des difficultés à rester sur leur bande ou peuvent ignorer les panneaux de signalisation et être confus.

À long terme, les diabétiques peuvent également avoir des problèmes de vue. C’est la raison pour laquelle un médecin généraliste ou un endocrinologue qui identifie un diabète doit informer son patient de l’obligation de demander un permis de conduire adapté dans les quatre jours ouvrables qui suivent le diagnostic. Sans permis de conduire adapté, un diabétique n’est en effet plus autorisé à conduire un véhicule. Cela vaut aussi pour les chauffeurs professionnels.

Un suivi rigoureux s’impose

Dans ce cadre, il est crucial de surveiller scrupuleusement l’état de santé et l’aptitude à la conduite. La délivrance d’une attestation d’aptitude à la conduite par un médecin du travail ne peut se faire qu’après un avis favorable du médecin traitant, complété, dans certains cas, d’une attestation d’un ophtalmologue.

Conditions liées à l’aptitude à conduire

Pour être déclaré apte à la conduite, le diabétique doit répondre aux conditions suivantes :
  • le médecin traitant doit observer une stabilisation de la maladie
  • le chauffeur doit subir un contrôle médical régulier
  • il doit connaître suffisamment les implications précises de la maladie
  • il doit se rendre compte des risques liés à l’hypoglycémie et en reconnaître les symptômes
  • il doit suivre rigoureusement la thérapie
  • il doit avoir reçu une formation sur le diabète
L’attestation d’aptitude à la conduite

Pour les transports privés et les chauffeurs du 1er groupe (permis de conduire AM, A1, A2, A, B, B+E et G), c’est le médecin traitant qui peut déclarer une personne apte à la conduite par le biais d’un formulaire standardisé. Un chauffeur professionnel du 2e groupe (permis de conduire C et D) doit se rendre chez le médecin du travail avec l’avis d’aptitude à la conduite du médecin traitant.

Une attestation de l’ophtalmologue est parfois nécessaire, plus spécifiquement si le diabète cause des problèmes de vue.

Sans ces attestations médicales, il est impossible de demander ou de prolonger un permis de conduire adapté. Pour les chauffeurs appartenant au 1er groupe, il faut le faire au moins tous les 5 ans, et pour les chauffeurs du 2e groupe, tous les 3 ans.

Source :

https://www.idewe.be/fr/-/beroepschauffeurs-met-diabetes